Le roi est fort, vive le roi ! 4e album solo pour Robert le Magnifique, apôtre d’une électro bien dans ses pompes. « Fuck the Hell, yeah ! », donc. Nous dirons même plus : funk the hell, yeah !

 Exit les poupées rusées de « Kinky Attractive Muse » (2004), exit les beats musclés de « Oh yeah baby » (2008), bienvenue dans le nouvel Eden de Robert le magnifique. Un paradis volontiers vintage mais pas démodé pour deux sons et comme à son habitude humble et modeste.

« Bob » nous avait déjà habitué au grand écart entre musique contemporaine (« Hamlet ») et hip-hop (avec le groupe Psykick Lyrikah). Le bassiste et compositeur alençonnais récidive cette fois en faisant dialoguer les instruments traditionnels et les bruits du quotidien mixés à la bonne vieille MPC. Le chevalier sampler fait cohabiter Carpenter et Tati, boîte à musique de bébé et scie radiale… Royal, Robert a puisé dans le dictionnaire des sons communs la matière première d’une électro débarrassée de ses oripeaux artistos.

Ça déconne pas mal dans « Fuck the Hell, yeah ! », et on s’étonne de tant de trouvailles. On sautille et on s’émoustille. Nous parlerons quant à nous de Robert le Magnifique comme d’un bricoleur génial capable de faire du vieux avec du neuf, à l’image de la ritournelle inaugurale de « The Good old days » nous rappelant au bon vieux tempo du bontempi. La posologie exacte de ce remède anti morosité ? Un tiers d’électro à loustics, un tiers de post rock et un tiers de jeux vidéo…, le tout plongeant dans un bain-marie bien marrant, un maelstrom funky groovant et jamais grave. Bref, Bob a bien mérité sa couronne.

Robert le Magnifique. Fuck the Hell, yeah ! www.yotanka.net. www.robertlemagnifique.com

JBG

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