Apôtres d’une pop volontiers épique, les six membres de Bumpkin Island cultivent un jardin secret où poussent des fleurs venues de tous les horizons musicaux. Ce groupe aux allures de collectif quittera bientôt “l’île aux ploucs” pour présenter son 2ème album “All Was Bright” au reste du monde.

Quand Bumpkin Island a enregistré les dix morceaux de “Ten Thousand Nights”, en 2011, ces derniers n’étaient pas sensés descendre du grenier pour aller défendre leurs droits sur la scène des salles de concerts. Guitariste du groupe, Vincent confirme : “ces compositions ont été écrites pour le studio, du coup, nous ne nous sommes imposés aucune limite“, pose-t-il, le sourire en coin.

A l’origine longue de 35 minutes, “Ten Thousang Nights“, l’ultime chanson de l’album éponyme, empile donc les nappes sonores comme autant de couches d’ambiance. mixé par l’ingénieur du son de Sigur Ros, l’une des muses du groupe, le résultat final est tout simplement impressionnant, et l’on se dit que Bumpkin Island a largement gagné sa place dans notre discothèque, quelque part entre Arcade Fire et Radiohead.

Un temps sensible aux sirènes de la renommée, le groupe a rapidement cessé de compter les “likes” sur les réseaux sociaux et les étoiles dans les magazines spécialisés. “Nous avons porté beaucoup trop d’attention au mode d’emploi, pour que ça marche absolument. Nous ne pensons plus du tout à ça. Si notre musique doit arriver aux oreilles du plus grand nombre, ce sera uniquement par sa qualité“. La voilure de Bumpkin Island a été réduite de 9 à 6 membres, mais le groupe a continué de faire ses devoirs : deux e.p intitulés “Homeworks” sont sortis, “un peu plus électroniques que Ten Thousand Nights, et fruits d’un travail de composition collective.” Ces “devoirs faits à la maison” sont naturellement à l’image des horizons multiples des six Robinson : jazz, pop, rock, folk.. Une chose est sûre, le son est bien appris. Bien sûr, les membres de Bumpkin Island ont des goûts en commun : Sufjan Stevens, The National, PJ Harvey, mais sont trop fureteurs pour se contenter de cet héritage. Vincent à la guitare modeste, soulignant au passage l’aide précieuse des Disque Normal et de Patchrock, qui “leur enlèvent un poids“. Au fait, pourquoi Bumpkin Island ? “Cela vient d’un caillou au large de Boston, cela signifie l’île aux ploucs.” Si tous les ploucs pouvaient être comme ça..

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